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Marques et signes distinctifs

IA et droit d’auteur : victoire en demi-teinte d’Anthropic aux Etats-Unis

La District Court du Nord de la Californie était appelée à se prononcer sur l’usage non autorisé de millions de livres par Anthropic, à la fois pour entraîner son intelligence artificielle (IA), intitulée « Claude », que pour constituer une bibliothèque numérique interne. Anthropic, spécialisée dans la conception de modèles d’IA, a constitué une vaste bibliothèque numérique interne pour ses employés, regroupant plusieurs millions d’ouvrages. Une partie de ces ouvrages a été obtenue de manière illicite, notamment via des plateformes de piratage. Plusieurs auteurs américains, dont les œuvres avaient été intégrées à cette base documentaire sans autorisation, ont engagé une action en contrefaçon de droits d’auteur contre Anthropic. Ils soutenaient que l’utilisation de leurs œuvres, tant pour l’alimentation de la bibliothèque que pour l’entraînement des modèles d’IA, dépassait le cadre du « fair use » (« usage loyal »). Le « fair use » est une exception prévue par le droit américain qui permet, sous certaines conditions, l’exploitation d’œuvres protégées sans autorisation préalable des ayants droit, notamment à des fins pédagogiques, de recherche ou d’innovation technologique. En droit français, cette notion n’existe pas en tant que telle, mais certaines exceptions légales peuvent s’y rapprocher. La District Court du Nord de la Californie a estimé par une ordonnance du 23 juin 2025 que l’entraînement du modèle d’IA d’Anthropic constituait un usage « hautement transformateur ». Les œuvres n’étaient ni reproduites, ni rediffusées telles quelles : elles étaient intégrées dans un processus statistique destiné à générer de nouveaux textes en réponse aux requêtes des utilisateurs. Aucune sortie générée par l’IA (« output ») n’a été considérée comme une reproduction substantielle des œuvres protégées. Cet usage a été considéré comme relevant du « fair use », car il modifiait profondément la finalité des œuvres utilisées (création de nouveaux textes via l’IA) sans empiéter sur les droits économiques des auteurs. Concernant les ouvrages acquis légalement sous format papier puis numérisés par Anthropic afin d’alimenter sa bibliothèque numérique interne, la Cour a également admis l’application de l’exception du « fair use », estimant que cette pratique s’inscrivait dans une logique de recherche et d’archivage. En revanche, la conservation de millions de copies d’œuvres piratées pour alimenter la bibliothèque numérique interne ne relève pas du « fair use » et constitue une contrefaçon selon la Cour. Le 5 septembre 2025, Anthropic a annoncé avoir conclu un accord transactionnel d’un montant exceptionnel de 1,5 milliard de dollars avec les demandeurs afin de mettre un terme au litige. – United States District Court Northern District of California, June 23, 2025, N°C 24-05417 WHA 👉 Contactez notre cabinet pour un accompagnement personnalisé. Retour aux articles

Marques et signes distinctifs

Déposer une marque en France : les étapes clés à connaître

La marque est bien plus qu’un simple nom : c’est l’identité de votre entreprise et un atout stratégique. Pourtant, beaucoup d’entrepreneurs sous-estiment son importance ou ignorent les démarches pour la protéger. Voici un guide clair des étapes à suivre pour sécuriser votre marque en France. 1. Vérifier la disponibilité de la marque Avant toute demande, il est essentiel de s’assurer que le nom ou logo choisi n’est pas déjà protégé. Une recherche d’antériorité peut être effectuée sur la base de données de l’INPI (Institut National de la Propriété Industrielle). 2. Déterminer les classes de produits et services Chaque dépôt de marque doit indiquer les catégories (appelées « classes de Nice ») dans lesquelles elle sera protégée. Un choix stratégique, car une protection trop restreinte peut limiter vos droits. 3. Procéder au dépôt auprès de l’INPI La demande se fait en ligne, via le site de l’INPI. Les frais dépendent du nombre de classes choisies. Une fois déposée, la marque bénéficie d’une protection initiale de 10 ans, renouvelable indéfiniment. 4. Anticiper les oppositions Après le dépôt, une période de publication permet aux tiers de s’opposer si leur propre marque est trop proche. Un avocat peut vous assister pour répondre à ces oppositions. 5. Exploiter et défendre sa marque Une marque doit être utilisée concrètement (sur vos produits, votre communication). En cas de copie, il est possible d’agir en contrefaçon pour faire valoir vos droits. Déposer une marque est une étape clé dans la construction et la sécurisation de votre activité. Un accompagnement juridique adapté permet d’éviter les erreurs et d’assurer une protection optimale. 👉 Besoin d’aide pour déposer votre marque à Paris ou ailleurs en France ? Contactez notre cabinet pour un accompagnement personnalisé. Retour aux articles

Propriété Intellectuelle

Protéger ses créations à l’ère du numérique : ce qu’il faut savoir en 2025

Que vous soyez entrepreneur, artiste ou innovateur, la protection de vos créations est aujourd’hui plus essentielle que jamais. Entre intelligence artificielle, contenus numériques et concurrence accrue, le droit de la propriété intellectuelle évolue rapidement. 1. Marques, œuvres et brevets : les piliers de la protection La propriété intellectuelle regroupe plusieurs outils juridiques : La marque, qui protège votre identité commerciale. Le droit d’auteur, qui couvre vos créations originales (textes, photos, logiciels…). Le brevet, qui s’applique aux inventions techniques. Ces protections permettent de valoriser vos créations et de défendre vos droits en cas de copie ou d’utilisation abusive. 2. Nouveaux défis en 2025 Œuvres générées par l’intelligence artificielle : leur statut juridique reste incertain, mais elles peuvent soulever des risques de contrefaçon. Le numérique : la diffusion instantanée des contenus en ligne facilite les copies et impose une vigilance accrue. L’internationalisation : vos droits ne s’appliquent pas automatiquement partout, d’où l’importance d’anticiper vos dépôts. 3. Pourquoi consulter un avocat ? Un accompagnement spécialisé permet de : Choisir la meilleure stratégie de protection selon votre activité. Anticiper les litiges et sécuriser vos contrats. Suivre l’évolution constante des lois et de la jurisprudence. La propriété intellectuelle est un atout stratégique pour protéger et valoriser vos créations. En 2025, face aux défis numériques et technologiques, il est plus que jamais nécessaire de s’informer et de se faire accompagner. Retour aux articles